Chansons poétiques primées





UN SOURIRE A LA BRUME
CHANSON
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
DU PRIX DE LA ROSE D’ARGENT
A
UNE CLASSE DE 4EME
DU COLLEGE LOU REDOUNET D’UZES DANS LE GARD
(MANON, ENZO, LOUISE, CASSANDRA, REMY, LISA, AMANDINE, CLARA, CLEMENT)

Les montagnes glacées
De cet hiver morne
Me rappellent que tout s’éteint

Comme mon cœur brisé
Que nul souvenir ne console
Fermé comme un écrin

Défilent les jours, passent les heures
Je suis remplie de larmes
Et je me noie dans ma douleur

Mon amour tu me manques
Reviens.
Sans toi je ne suis plus rien

Malgré cela sois cette plume
Légère quand rien ne va
Rayonnante sous la lune

Oui je veux être cette plume
Même si tu n’es plus là
Un sourire dans la brume

L’amour a suspendu son vol
L’hiver arrête les courses folles,
Les danses frêles et graciles
De nos cœurs trop fragiles

Tu sais le temps ne revient pas
Les jours s’écoulent et tout s’efface
Mais toi reviendras-tu, dis-moi ?

Semblable aux feuilles mortes
Qui dansent dans le jour qui s’en va
Le vent l’emporte
Il n’est plus là.

Semblable aux feuilles mortes
Qui dansent dans le jour qui s’en va
Le vent m’emporte
Tu n’es plus là…

Mon cœur s’est allumé sous une lune d’été
Mais l’hiver est arrivé, envolée, où es-tu passée
Le vent froid n’en finit plus de me blesser
Plus de ciel étoilé, plus d’amour, mon cœur est glacé.

Ma vie est un matin d’hiver
Et je pleure comme danse la neige
Les mille-et-un flocons tel un manège
Tournent et m’emportent en me soufflant
Messages froids tombés du ciel
Ton obsédante absence

Mais moi je veux être une plume
Légère quand rien ne va
Rayonnante sous la lune

Et nous serons comme ces plumes
Légers quand rien n’ira
Pour sourire à la brume…

***

MON VILLAGE
CHANSON
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
MME AGNES ALLAIX,
DE TOULOUSE.


Couplet 1
Pour vous parler de mon village
Perdu au fond du paysage
Il faut sans doute y être né
Il faut surtout l’avoir aimé
Et pour vous parler de ma terre
Que l’on disait parfois prospère
Il faut au moins l’avoir pétrie
Avec des doigts parfois meurtris

Refrain
Au loin s’envole la fumée
Pour quelques âmes encore rebelles
Le chant d’un coq comme un appel
Semblant mourir, se consumer.

Couplet 2
Pour vous parler de tous ces jours
S’écoulant sans nul discours
Le silence et l’absence au cœur
Le passé mourant dans la douleur
Pour vous parler de tous ces gens
Ayant compris depuis longtemps
Que l’on peut vivre et être fiers
Au rythme de l’horloge saisonnière

Refrain

Couplet 3
Quand je retourne dans mon village
L’image tendre d’un nid douillet
Semble se perdre dans la vallée
On croirait voir un doux mirage

Coda
Au loin s’envole la fumée
Pour quelques rêves encore rebelles
Le chant d’un coq comme un appel
Semblant vouloir me ramener
Alors s’envolent les années
Et dans mon âme toujours rebelle
J’entends le coq qui m’appelle
Pour une vie réconciliée, réconciliée