Chansons poétiques primées





DEMAIN LA VEILLE

CHANSON
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
MONSIEUR FRANÇOIS GARNIER
D’AULNOYE-AYMERIES (NORD)
MM. THIERRY HANNA, JEAN NOËL JASPERO
ET FREDERIC OUHAYOUN




Et si c’était demain la veille
Du jour que l’on n’espérait plus
Celui où tout nous émerveille
Celui où tout n’est pas perdu
Et si c’était demain la veille
Du renouveau tant attendu
Qui vient après le grand sommeil
Qui vient avant le grand début.

Viens,
Que vienne le temps
Des sentiments
Et simplement,
Qu’on soit amis ou amants
Si tu veux nous répondrons présent
Viens,
Que vienne le temps
Des sentiments
Et simplement,
Qu’on soit amis ou amants
Si tu veux…
Bien sûr la vie n’est pas fidèle
Elle peut nous attendre au tourment
Éclater nos rêves en plein ciel
Pour éclairer le firmament
Mais gardons pour nous l’essentiel
Nous n’aurons pas aimé pour rien
Et si c’était demain la veille
Nous aurons laissé à demain nos chagrins.

Refrain

Osons déjà ce pari fou
De garder nos cœurs en éveil
Au cas où…

Au cas où…


***

LUA
CHANSON
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
MONSIEUR PRIMAËL MONTGAUZI
DE RODEZ (AVEYRON)




Longas seradas de l'estiu
Seradas de cants e de grics
Hèstas 'steladas d'infinit
Longas seradas de l'estiu
Trindar de sèitas e de vin
Esclacaradas de petits
Ai, de joi que'm deixavi càiger
Com la lauseta contra'u rai
Ai, de jòi que'm deixavi càiger
Contra le vente de mon pair

Ò lua, lua
Diga-me lua
Ò lua, lua
Idolenta, muda, etèrna
Ò lua, lua
Diga-me lua
On son passats les sers d'estiu
E le passat on es partit
En quina tèrra

Adara'u monde son partits
E la terrassa e le jardin
Son plens de vueit e d'arromècs
Adara'u monde son partits
E nosta menina dormís
A l'ombra freda d'un ciprès
Ai, com poirem cantar encara
Som exiliats, som clandestins
Ai, com poirem cantar guitarra
Quan trobam de mens le país

Longas seradas de l'estiu
Seradas de cants e de grics
Hèstas 'steladas d'infinit
Longas seradas de l'estiu
On ètz auèi, atz existit
O ètz saunejadas de petit ?
Adara èi fred, adara trembli
Que hè tan nere suu camin
Adara èi fred, adara trembli
Diga-me lua perqué lusir ? 


LUNE

Longues soirées de l'été
Soirées de chants et de grillons
Fêtes étoilées d'infini
Longues soirées de l'été
Tintements d'assiettes et de vin
Éclats de rire d'enfants
Oh, d'extase je me lassais choir
Comme l'alouette contre le rayon
Oh, d'extase je me laissais choir
Contre le ventre de mon père

O lune, lune
Dis-moi lune
O lune, lune
Indolente, muette, éternelle
O lune, lune
Dis-moi lune
Où sont passés les soirs d'été
Et le passé, où est-il parti
En quelle terre ?

Maintenant tout le monde est parti
Et la terrasse et le jardin
Sont pleins de vide et de ronces
Maintenant tout le monde est parti
Et notre grand-mère dort
A l'ombre froide d'un cyprès
Comment pourrions-nous chanter encore ?
Nous sommes exilés et clandestins
Comment pourrions-nous chanter guitare
Quand le pays nous manque ?

Longues soirées de l'été
Soirées de chants et de grillons
Fêtes étoilées d'infini
Longues soirées de l'été
Où êtes-vous ? Avez-vous existé,
Ou êtes-vous rêve d'enfant ?
Désormais j'ai froid et je tremble
Il fait si noir sur le chemin
Désormais j'ai froid et je tremble
Dis-moi lune, pourquoi luire ?