Prix des Jeunes poètes

Catégorie des 16-26 ans


Ils m'ont tout pris, Seigneur,
et pourtant me voici…

Poème

Ayant mérité l’attribution
du prix des jeunes poètes
à
Marine Labatut,
étudiante à l’institut national des langues et
civilisations orientales.

 

Ils m'ont tout pris, Seigneur jusqu'au sol de mes pères ;
Incendiés et noircis par leur drapeau de mort
Ils ont fait de nos villes un béant cimetière
Où de nos disparus monte un Confiteor

Ils ont bafoué, Seigneur, nos croix et nos églises
Piétiné nos autels, arraché nos icônes
Éventré nos statues et volé nos aumônes :
Ils ont dansé la mort dans nos villes conquises

Ils ont violé, Seigneur, la paix de ta parole
Que ton peuple chantait d'une voix malhabile
Ils ont tué les fils de ton saint Évangile
Dont le sang vient fleurir une blanche auréole

Tu m’as tout pris, Seigneur, et pourtant me voici
Les mains vides, le cœur lourd de larmes et de prières
Pour que tu m
’aides à boire cette coupe amère
Et que je sache aimer ceux qui nous crucifient

***

Beyti

Poème

Ayant mérité l’attribution
du prix des jeunes poètes
à
Marine Labatut,
étudiante à l’institut national des langues et
civilisations orientales.

 

Beyti veut dire "ma maison" en arabe

Beyti je t'ai aimée
Comme nos Saharas aiment les puits sans eau
Où croupit le marcheur un peu trop audacieux
Qui pensait pouvoir vivre de ces nuits oranges
Les poèmes mortels des Bédouins millénaires.

Beyti je t'ai aimée
Comme le chant du feu des veillées éternelles
Où la lune attendrie caresse les dormeurs
Qui rêvent des joies simples où palpitent leurs cœurs
Aux lumières des flammes qui jouent leur spectacle.

Beyti je t'ai aimée
Comme la terre où brille l'ombre de nos passés
Confrontés au soleil qui vient brunir nos peaux
Et scintiller des femmes les reflets de henné
En des jeux infinis qui font rire le soleil.

Beyti je t’ai aimée
Comme nos doux poètes aiment souffrir d'amour
Et partager le soir, au village assemblé
Des épines tranchantes auxquelles ils sont voués
Le sang bouillant encore où fleurissent leurs vers.

Beyti je t’ai aimée
Comme les tonitruants youyous de notre peuple
Avertissant le ciel de nos plus belles danses
Et magnifiant ainsi, par leurs cris fatigants
Les joies simples où les miens versent leur innocence.

Beyti je t'ai aimée
Comme dans les silences des amants fâchés
Ou chaque mésentente est un ciment caché
Bâtissant comme toi, sous des colliers d'étoiles
Les murs carrés et blancs où ils se vont aimer.

Beyti je t'ai aimée
Dans mes exils forcés où j’emportais de toi
Dans ma valise affreuse et mes hôtels sans âme
Le
bruit d'un feu qui cuit les bonheurs d'un foyer
Beyti, même exilé, je t'aime et
t’aimerai.
***

Récit d'un soir

Poème

Ayant mérité l’attribution
d’une médaille d’Académie
à
Blanche Frizac,
étudiante à la Croix-Rouge française de Toulouse.


Verdun -Février 1916-

Sous les pâles lueurs d’une maigre bougie,
Le front las, je me penche et d'une main transie,
Je trace de ma plume ces quelques maudits vers
Qui conteront pour moi mes souvenirs de guerre :

« J'ai compté les étoiles du fond de ma tranchée…
Elles étaient trois, puis vingt, et bientôt cent et mille,
Envahissant sans peur les hauts cieux enneigés
Comme une année d'espoirs sur cette terre d'exil.
J'ai souri, j'ai pleuré… Ce n'était pas un rêve ;
Le soleil se couchait sans que j'eusse à mourir,
Et la nuit me confiait quelques heures de trêve
Pour songer un peu triste à mes doux souvenirs…

« J'avais pris 1'uniforme sans même avoir vingt ans
Dans un élan d'audace et de naïveté,
Murmurant un adieu, - que n'étais-je insouciant ? -
Je quittais tous les miens sans plus me retourner.
Peut-être ai-je pensé qu'éphémère est la guerre
Et que pour nous soldats, ce n'est qu'un jeu d'enfants ?
Mais je ne pensais pas partir pour un enfer
Dont très peu ne reviennent que blessés ou mourants,

« Je ne dois ma folie qu'à la douce prouesse
De mes grands idéaux et de l'honneur français.
N'est-ce pas la grandeur de toutes les jeunesses
De vouloir tout offrir sans le moindre regret ?
Je voudrais tant pleurer, je ne le puis pourtant,
Car cet immense amour pour ma France chérie
Me guide chaque jour un peu plus en avant
Et je suis prêt ce soir à lui offrir ma vie.

« Je ne construirai pas de meilleur avenir
Car cet honneur incombe aux tristes survivants.
Mais je saurai me battre et s'il le faut mourir,
Pour défendre la terre qu'ont chérie mes parents.
Je ne suis qu'un enfant - on peut le dire en somme -
Mais sacrifier sa vie est le plus beau salut
Que puissent offrir demain ces quelques milliers d'hommes
Qui  sans avoir vingt ans, ont déjà bien vécu. »



***

Arnaud Beltrame

Poème

Ayant mérité l’attribution
d’une médaille d’Académie
à
Symphorien Damidaux,
élève en terminale à l’école Saint-Joseph-des-Carmes,
à Montréal dans l’Aude.

 

Quoi de plus exaltant et de plus magnifique
Qu’un homme ayant quitté, par un geste héroïque,
Une vie attrayante et belle comme un lys
Et qui, jusqu’à la lie, a vidé son calice !

Ce colonel posthume de la gendarmerie,
Pour s’être sacrifié, s’est éteint aujourd’hui,
Pour sauver une vie, il a donné la sienne :
Aurais-je été capable de livrer la mienne ?

C’était un vendredi, un matin de printemps :
Il y avait du soleil, mais il y avait du sang
Versé avec fureur par les armes d’un fou.

Il aimait sa famille, il aimait ses amis :
Il s’est donné pour eux, il s’est donné pour nous :
Il s’est donné enfin pour sa chère patrie.



***

Catégorie de moins de 16 ans


Existence

Poème

Ayant mérité l’attribution
du prix des jeunes poètes
à
Ewen Sala
élève au collège Chaumeton de l’Union.

 

Mes yeux revivent à la vue de ton regard,
Je suis l'eau, l'eau des océans et des ruisseaux.
Toi elfe noir du crépuscule et des ténèbres,
Je suis l'invisible qui ne peut disparaître.

En écoutant le chant serein de mes ancêtres;
Je crois ne plus être et sans bruit disparaître,
Mais fais aussi partie de ces peuples nobles,
Qui s'occupent de leur vie comme d'un vignoble.

Mes yeux se meurent de ton absence trop longue,
J'escalade les murs qui se dressent devant moi.
Je crois avoir trouvé mon astre près du lac.

Et je voguerai sur les canaux de l'Histoire.
Je glisserai, fuyant les accrocs du destin
Je planerai au dessus de songes sans but.



***

La Vie

Poème

Ayant mérité l’attribution
d’une médaille d’académie
à
Elisa Schütz-Salazar
élève au collège Jean-Rostand de Balma.

 

La vie est un torrent, domine-le
La vie est une épreuve, surmonte-la
La vie est un défi, relève-le
La vie es une énigme, résous-la

La vie est un bijou, admire-le
La vie est un contrat, respecte-le
La vie est une opportunité, saisis-la
La vie est un cadeau, prends-en soin

La vie est une chance, ne la gâche pas
La vie est une enfant, fais-la grandir
La vie est un vœu, réalise-le
La vie est une histoire, écris-la



***

Je vois

Poème

Ayant mérité l’attribution
d’une médaille d’académie
à
Alexandre Maugard
élève au collège du Girbet, à Saverdun.

 

À travers la fenêtre je vois un paysage.
À travers le paysage je vois la nature,
À travers la nature je vois la vie,
À travers la vie,
Je vois le monde

***

En sortant de l’école

Poème

Ayant mérité l’attribution
d’une médaille d’académie
à
Jennyfer Bernard
élève au collège Jean-Rostand de Balma.


 

En sortant de l’école
Nous avons rencontré
Un balai qui courait
Après les saletés
Et un chat qui chantait
Du Michel Berger
En continuant notre chemin
Nous avons regardé
L'hiver assis
Il avait un point de côté
Et en regardant le ciel
Nous avons vu passer
L’éléphant de Salvador Dali
Qui nous a ramenés
Jusqu' à Balma
Il nous a déposés
Tout en haut sur tes toits



***

En sortant de l'école

Poème

Ayant mérité l’attribution
d’une médaille d’académie
à
Imen Abdelaziz
élève au collège Jean-Rostand de Balma.

 

 En sortant de l'école,
J’ai rencontré un panda
Il m'a emmenée en Chine
Là-bas j’ai vu une carpe Koï
Elle m'a emmenée au Japon
Et j'ai rencontré un fennec
Il m’a emmenée en Algérie
Puis j’ai vu une girafe
Elle m’a emmenée en Afrique de Sud
Ensuite j’ai croisé un aigle
Il m’a emmenée aux États-Unis
Et puis j'ai vu un élan
Il m’a emmenée au Canada
Mais je me suis réveillée
J’étais chez moi, à Balma
J’ai rêvé, j’ai rêvé, j’ai rêvé

***

Les saisons

Poème

Ayant mérité l’attribution
d’une médaille d’académie
à
Deborra Lee Yen Men-Vaysse
élève au collège Jacques-Prévert de Saint Orens.

 

Au Printemps, les oiseaux chantent des mélodies mystérieuses
Les bourgeons s'ouvrent et les fleurs sortent de leur cachette
Les animaux s'éveillent d'un sommeil profond…
Le vent se réveille et une légère brise passe doucement,
Balayant les premières feuilles des arbres.

L'Été, un soleil chaud fait pousser les fruits,
La mer s'amuse avec les poissons et les bateaux,
Les insectes jouent à chat perché sur les fleurs
Les papillons multicolores sont pourchassés par des enfants,
Et les coquillages attendent sur le sable fin

L’Automne, les feuilles tombent des arbres,
Les oiseaux partent dans un pays imaginaire,
Un vent lointain chatouille les feuilles arc-en-ciel,
Et les citrouilles se préparent pour une fête,
Les champs ont des invités à plumes.

L’Hiver, à l'aube, le ciel est magique,
La neige a recouvert le paysage
Les animaux vont se coucher pour un sommeil hivernal…
La chouette chante au clair de lune,
Le cerf fait sa promenade matinale,
Et les montagnes rient et s'emmitouflent…

Mais il y a une seule personne qui peut regrouper
Tout cela, c'est elle, la Nature.


***

La dernière Fois

Poème

Ayant mérité l’attribution
d’une médaille d’académie
à
Gustave Salgues-Laurendeau et Rayan Meddah
élèves au collège Louis-Nicolas Vauquelin de Toulouse.

 

C'est ce jour-là,
Ce jour funeste,
Le cœur bien las,
Elle prend sa veste.

Un dernier adieu,
À son logis miteux,
Elle sort dans la rue,
Et tourne dans l'avenue.

Déprimée de ses dettes,
Dans sa tête, des idées
Des idées malhonnêtes.

Enfin, elle arriva
Deux secondes, elle hésita
Et du pont, elle sauta.


***

La fraternité

Poème

Ayant mérité l’attribution
d’une médaille d’académie
à
Marius Fourcade-Thiou
élève au collège Henri-de-Toulouse-Lautrec à Toulouse.


Pour sauver la fraternité,
Qui est en danger,
Il nous faudra arrêter
Les guerres sans tarder
Pour que face à la haine et l'hostilité,
Triomphe la solidarité,

Il faudra s'entraider
En mettant en valeur la force de l'amitié,
Pour que l'amour fraternel
Triomphe des rivalités,

Il faut croire au bonheur éternel
Et au pouvoir de la fraternité,
Pour emprunter ce chemin,
Et le suivre sans s'égarer,

Sème chaque matin
Une graine de sincérité
Il faut que tu considères

Chaque personne comme un frère
Sans te soucier des différences
Quoi que soit ce que les autres en pensent
Avec un frère à protéger

Et les mille moments de complicité
Ton cœur sera rempli de trésor
Et la fraternité sera ton or

Voilà comment je vois la fraternité !



***

La fuèlha e la sorga d’amor

Dos poèmas en occitan

qu’amèritèron
una
medalha
d’academia
à
quatre escolanas del collègi
« la Catalanie » de Brassac (Tarn).

 

La fuèlha

Del borron la fuèlha espelís,
Coma la tòca d’un pincèl
Qu’un pintre reüssís,
En verd sus fons de cèl.

De la prima a l’estieu
La color s’ensolelha,
Lo verd es pas tan vil
E jaunís la nòstra fuèlha

Dins lo fuòc de l’auton.
D’aur e de sang pintrat
Sus tota la nautor
L’arbre a l’invèrn dintrat

Daissa sa fuèlha mòrta
Acatada de nèu
Aquí davant la pòrta
Mas reviscolarà lèu.

Églantine Amalvy et Carla Bort


La Feuille

Du bourgeon surgit la feuille,
Comme la touche d’un pinceau
Que le peintre réussit,
En vert sur un fond de ciel.

Du printemps à l’été
La couleur s’illumine,
Le vert n’est pas si vil
Et notre feuille jaunit

Dans le feu de l’automne.
Peint d’or et de sang
Sur toute sa hauteur
L’arbre, rentré pour l’hiver,

Laisse sa feuille morte
Recouverte de neige
Là, devant la porte,
Mais il se réveillera bientôt.

Églantine Amalvy et Carla Bort




La sorga d’amor

Benlèu, benlèu un ser l’ausirem totes dos
La sorga d’amor que l’imaginacion a deslieurada.
Un ser, benlèu, espelirà per totes dos
Un polit sòmi que dins mon arma t’ai donat.
Benlèu veiràs los mieus plors rajolants.
L’amor es totjorn encantat e totjorn renaissent.
Benlèu bèuras la sorga embelinada
E alavetz saupràs coma t’aimi,
Ta responsa me la diràs aicí.

Juliette Noël et Manon Olivet

La source d’amour

Peut-être, peut-être un soir nous l’entendrons tous deux
La source d’amour que l’imagination a délivrée.
Un soir, peut-être, se manifestera pour tous les deux
Un joli rêve que dans mon âme je t’ai donné.
Peut-être verras-tu mes pleurs en train de s’écouler.
L’amour est toujours enchanté et toujours renaissant.
Peut-être boiras-tu à la source enchanteresse
Et alors tu sauras combien je t’aime,
Ta réponse tu me la diras en ce lieu.

Juliette Noël et Manon Olivet

***

Lo bèl poleton

Poèma en occitan

qu’ameritèt
una medalha d’academia
à
Milla Parra escolana del collègi
« gaston febús » de masèras (arièja).

Quand lo poleton

S’envòla suavament dins lo cèl,
Lo solelh l’aganta
E l’estèla lo cèrca.
Lo poleton aima cantar al calabrun.
Las alas del poleton caminan dins las nivols,
Quand lo poleton morís malurosament,
Lo solelh jòga ambe lo cèl
L’estèla soleta cèrca lo poleton tota sa vida e morís soleta.


Le beau poussin

Quand le poussin
S’envole doucement dans le ciel
Le soleil l’attrape 
Et l’étoile le cherche.
Le poussin aime chanter au coucher du soleil.
Les ailes du poussin marchent sur les nuages,
Quand le poussin meurt malheureusement,
Le soleil joue avec le ciel,
L’étoile seule cherche le poussin toute sa vie et meurt seule.


***

LO LUM

Poèma en occitan

Qu’ameritèt
una medalha d’academia
à
Maguelonne Malotaux
escolana del collègi Jean Rostand
de Balmà (Nauta-Garona).

Tot es escur :
Lo mur,
La lampa,
La taula,
Lo lièt
E los sacs que son sèt,
Exceptat la Luna :
Ronda,
Bèla
E las estèlas
Nombrosas,
Que me semblan pichonas.
Son mos lums.

Tot es escur :
L’amor,
Ma còrda
Treçada
Le cabelh
E lo reget.
A causa d’aquelas
Pensadas
Ai decidit
D’anar
Dins l’altre monde damnat.


La lumière

Tout est sombre
Le mur,
La lampe,
La table,
Le lit
Et les sacs au nombre de sep
Excepté la Lune
Ronde,
Belle
Et les étoiles
Nombreuses,
Qui me semblent petites.
Ce sont mes lumières.

Tout es sombre :
L’amour,
Ma corde
Tressée
L’épi
Et la repousse.
À cause de ces
Pensées
J’ai décidé
D’aller
Dans l’autre monde damné.



 ***

Tres poèmas sus la guèrra de 14-18

Qu’ameritèron tres medalhas d’academia
als
escolans del collègi Joan-Jaurés
de Sant-Africa (Avairon).

  

Tèrra de 14-18

Tèrra, èrem dedins pendent tota aquesta guèrra,
Tèrra, te transformavas en fanga ambe la pluèja e la sang.
Tèrra, dedins esperàvem la fin de la guèrra.
Tèrra, los obuses te petàvan dedins e nafràvan los òmes al flanc.
Tèrra, siás estada trepejada,
Nos as amagadas,
Nos as sebelidas.

Un sorire

S coma somiar, soldats e solidaritat
S coma sorire, solelh, sonhar e santat.
Los soldats se’n anèron sul front.
Lo sorire somiava de tornar venir.
Lo solelh èra partit en vacanças e
Los soldats tornèron nafrats.

Cantam

Cantam per la fin de la guèrra,
Cantam per la jòia,
Cantam per l’amor,
Cantam per las flors,
Cantam per l’amistat,
Cantam per la libertat,
Cantam per l’egalitat e la fraternitat.

Trois poèmes sur la guerre de 14-18

Terre de 14-18

Terre, nous étions dedans pendant toute cette guerre
Terre, tu te transformais en boue avec la pluie et le sang
Terre, au dedans de toi nous attendions la fin de la guerre.
Terre, les obus te pétaient dedans et ils blessaient les hommes au flanc
Terre, tu as été piétinée,
Tu nous as cachées
Tu nous as ensevelies.

Un sourire

S comme songer, soldats et solidarité
S comme sourire, soleil et santé.
Les soldats sont allés sur le front.
Le sourire rêvait de revenir.
Le soleil était parti en vacances
Et les soldats revinrent blessés.

Nous chantons

Nous chantons pour la fin de la guerre
Nous chantons pour la joie,
Nous chantons pour l’amour,
Nous chantons pour les fleurs,
Nous chantons pour l’amitié,
Nous chantons pour la liberté,
Nous chantons pour l’égalité et la fraternité.


Elève de CM 2


Conseils

Poème

Ayant mérité l’attribution
du Prix des Jeunes Poètes
à
Mila Le Roux
élève à l’école élémentaire Vinsonneau,
de Montastruc-la-Conseillère.

 

Retenez-vous de rire,
D'exhaler ces petits soupirs,
Ne marquent que les sourires,
Sur le visage des étoiles.
Sur leurs toiles célestes.

N'écoutez pas l'univers,
Il peut très vite se mettre en colère.

Ne dites votre nom,
Qu'aux planètes Mars et Neptune,
Que lorsque la Lune,
Aura fini de tourner,
Autour de la voie lactée,
Aux astronautes et aux fusées,

Ne tendez pas la main
N'ouvrez votre fenêtre,
Qu'aux petites planètes,
Qui ne sont pas déguisées,
En louveteaux affamés.

Confidence pour confidence :
C'est la planète Terre
Que je préfère
Foi de tous les cratères.