Prix des Jeunes poètes

Catégorie des 16-26 ans

NOËL EN SYRIE
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
DU PRIX DES JEUNES POETES
A
ANGELIQUE PROVOST,
DE PARIS

Je pense à vous ce soir, chrétiens de l’Orient :
Damas, Palmyre, Alep, tendre Maâloula…
J’égraine tous vos noms depuis mon Occident,
Comme on dit un rosaire d’Ave Maria.

Je vous devine un peu grimpant le pas léger
Jusqu’au vieux monastère aux façades meurtries,
Plier les deux genoux pour l’icône brûlée
Qui s’était consumée sans pousser un seul cri.

J’aimerais tant ce soir être aussi à genoux
Sous les dômes blanchis surmontés de ces croix
Que vous avez toujours su remettre debout,
Comme l’écho d’un psaume, un testament de foi.

Minuit sonne en Syrie. Et je l’entendrai presque
Résonner, pieusement, pour fêter la Naissance.
Je l’entends qui se mêle en tendres arabesques,
Aux cloches trop connues de ma petite France.

Si mes mains se sont jointes sur les lourdes chaises
De Montmartre, ce soir, aux pavés un peu froids,
Mes prières pourtant, à Paris n’en déplaise,
Ne sont, tendre Syrie, récitées que pour toi.

***


OUBLI
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
MARINE LABATUT,
ETUDIANTE A L’UNIVERSITE LUMIERE LYON 2

Quand le tracas des flots remuait le rivage
Enlaçant à jamais les sables onduleux
Prisonniers délicats de ce cadre sauvage
Je chassais notre histoire aux détours douloureux.

Quand la chanson des flots remuait monotone
Les derniers souvenirs que le cœur abandonne
À l’horizon brûlant qui domine la plage
J’essayais mais en vain de tourner notre page.

Quand la danse des flots reprenait la cadence
Que susurrait le vent aux rythmes sensuels
Jouant ce soir encore une valse éternelle
Je tentais d’accepter nos mutuels silences.

Quand la rage des flots déversait les rancœurs
Fragile épanchement de mille meurtrissures
Écho de notre échec à l’ombre qui se meurt
J’apaisais de tes pas l’amoureuse brûlure.

***

DESINCARNATION
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE D’ARGENT
A
BASTIEN LHEZ
ETUDIANT A L’UNIVERSITE JEAN-JAURES DE TOULOUSE

Je viens à vous mon Dieu ainsi qu’un autre Christ,
Et l’épaule alourdie par les erreurs du monde,
Je vais portant ma croix auprès des précipices,
Pour vainement crier sans que Dieu ne réponde.

L’esprit plongé par l’indolence
Au vide que mon front surplombe,
Je fais de mon règne une tombe
Et me sens roi des ignorances.

Je ne suis plus Christ pour personne.
La croix que je devais porter
De mes erreurs était sculptée.
Lors se consume la couronne.

Je viens à vous mon Dieu ainsi qu’un autre aveugle.
Ne me répondez plus, j’en suis bien trop indigne.
J’ai écoulé le sang dont mon corps était vigne.
J’ai délaissé vos lois car le néant me meuble.

***

Catégorie de moins de 16 ans


LE VIOL
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
DU PRIX DES JEUNE POETES
A
LIDY SAINT-REMY,
ELEVE AU COLLEGE SAINT-LOUIS DE TOULOUSE


Meurtrie dans sa chair
Elle erre sans repères,
Entourée mais solitaire,
Elle pleure des larmes amères.

Étrangère dans son corps,
Elle se sent sale, coupable,
Plongée dans ses remords,
S’aimer, elle en est incapable.

Par peur du regard des autres,
Elle se cache, elle se terre,
A-t-elle commis une faute,
Elle voulait juste plaire.

Lui se pavane libre et fier,
D’avoir souillé son corps,
Briser la femme qu’elle était hier
Son âme, ses rêves et plus encore.

Et des milliers de femmes comme elle,
Subissent en silence cet acte cruel,
Délivrons nos consciences, libérons la parole
Effaçons aujourd’hui ce mot terrible, viol.

***
INVITATION A LA VALSE
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
DU PRIX DES JEUNE POETES
A
LIDY SAINT-REMY,
ELEVE AU COLLEGE SAINT-LOUIS DE TOULOUSE


Comme l’envol d’un oiseau
Comme l’élégance d’une vague
Je vogue sur un nuage d’eau
Je virevolte, je zigzague.

J’avance au rythme des violons
Mes pieds allégro vont et viennent
Je vibre au gré des variations
La valse enivrante est mienne.

J’avance sur la voie lactée,
Les pieds légers je m’envole
Je danse le visage levé
Je valse, je vis, je vole.

Je pivote cheveux aux vents
Je m’évade, je voyage,
Mon âme glisse furtivement
Vers l’invitation à la valse.


***

LE TEMPS
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
LENA PHILIP,
ELEVE AU COLLEGE CHAUMETON DE L’UNION (HAUTE-GARONNE)

Le Temps s’en va
Je suis loin d’être éternelle
La vieillesse arrive à grand pas
Et elle est bien réelle

Trop d’efforts voulus
Mon corps ne suit plus
Comme mes pensées
Perdues dans le passé

La vieillesse est bien là :
Elle est intemporelle
Pas comme mon état
Qui lui est mortel

Peu ou plus de vie
Sans même l’envie
Une vaste vie
Avec beaucoup d’ennuis

On brûle notre jeunesse
Sans même penser au geste
On consume notre vieillesse
En étant moins leste

Je regarde devant
Même si c’est tard
Je regarde devant
Même si c’est trop tard.

***


SI SEULEMENT JE POUVAIS…
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
ANNAËLLE BOYER,
ELEVE AU COLLEGE JACQUES-PREVERT DE SAINT-ORENS (HAUTE GARONNE)



Atteindre les étoiles
Décrocher la lune
Attraper le soleil pour réchauffer le climat
Marcher sur les nuages doux et blancs comme la neige.

Si seulement je pouvais
Marcher sur l’eau et ne pas tomber
Mettre l’océan dans un verre d’eau
Être un oiseau et savoir voler.

Mais aucun de ces rêves-là
Ne peut se réaliser !

Alors… dois-je cesser de rêver ?


***

LA NUIT DE CENT ANS
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
LY ANN PETTER,
ELEVE AU COLLEGE FRAGONARD DE NEGREPELISSE (TARN ET GARONNE)

À travers la métamorphose sauvage de la lumière
L’éternité d’une danse étoilée
De ses yeux azur, elle voit le soleil or
Les arbres de jade et les rues vermillon
Mais aujourd’hui c’est le rituel des ombres
Lune argent, étoile écarlate

Vent tiède, fenêtres ouvertes

Dans la nuit ébène
Le fantôme de la nuit crie son effroi
La dame blanche emprisonne les âmes errantes
Les diablotins rient aux éclats
Car cette nuit-là, la lune est pleine

Plus de vent, fenêtres entrouvertes

Maléfice et malédiction se mêlent
Un frisson obscur traverse la place
Et alors commence le massacre
Les enfants se cachent, s’effacent

Vent frais, les fenêtres claquent

Mais pour chaque carnage, une fin
Et les yeux du jour s’ouvrent de nouveau
Soleil étincelant, rayon souriant
Voilà comment se termine la nuit de cent ans

***
LE PISSENLIT
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE D’ARGENT
A
LEON ROTURIER,
ELEVE AU COLLEGE ARISTIDE BRUANT D’ALBI


Tache colorée au cœur de l’océan vert
Oscillant ainsi doucement dans la brise
Beauté fragile, graine de rêve éphémère
Se peut-il qu’un pas, maladroit, la détruise ?

Plantée là par la vie, elle attend son destin
Ne sachant que faire de son temps avant sa fin.
Couverte d’aigrettes, elle s’en ira voler,
Alors le vent soufflant la fera voyager

Par monts et par vaux elle pourra se planter
Près d’un rosier pourpre dans la terre sèche
Cette fleur fichée dans le sol comme une flèche
Pour l’éternité continuera de pousser.


***

À LA SAISON DES JOURS RADIEUX

POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE D’ARGENT
A
NINNA GARROS,
ELEVE AU COLLEGE ARISTIDE BRUANT D’ALBI

À la saison des jours radieux, tu partiras,
Sans t’arrêter, doucettement, tu marcheras,
L’air du bonheur aux lèvres, un peu naïvement,
À l’heure où le clocher sonnera lourdement.

Va-t-en lointaine, va-t-en sereine,
Qu’ici plus rien ne te retienne.
Regagne l’éther et les terres,
Le cœur joyeux, change d’univers.

Vois ces trésors, vois ces belles merveilles,
Richesses brillant tels des soleils.
Les arbres paraissent au loin des âmes noires,
Perdues, au beau milieu d’un champ de désespoir.

Et lorsque tu arriveras, tu seras là
Très proche de moi, dans mes bras tu pleureras.
Tu déposeras sur ma dernière demeure,
Parmi tant d’autres, un bouquet de fleurs.


***

L’AMITIE SI PROCHE DE L’AMOUR
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE D’ARGENT
A
BILEL BEN ABDERAHMAN,
ELEVE AU COLLEGE RAYMOND BADIOU DE TOULOUSE

Quel est donc ce mot si mal utilisé
Êtes-vous sûr de savoir l’employer ?

Êtes-vous de celles ou ceux bien entourés
Qui connaissent ce merveilleux mot Amitié

L’Amitié est si proche du mot Amour,
Qu’elle nous unit pour une infinité de jours,

Elle se veut sincère et fidèle,
Comme l’Amour nous donne des ailes,

Amitié définit toute personne,
Que l’on peut appeler à tout moment

Se précipite en deux temps trois mouvements
Pour vous soigner des maux qui résonnent

Amitié est celui ou celle qui vous connaît
Sans moindre mot à prononcer,

Un ami ne vous jugera jamais
Mais en silence essayera de vous aider

L’Amitié est si proche du mot Amour,
Qu’elle nous unit pour une infinité de jours,

Elle se veut être loyale et sereine,
Comme un ami qui soulage vos peines,

Soyez sincère et surtout fidèle
Votre Amitié n’en sera que plus belle.


***


LA RECETTE DU POETE…

POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE D’ARGENT
A
ÉLEONORE CAZALOT,
ELEVE AU COLLEGE JEAN ROSTAND DE BALMA

Pour créer un poème,
Il faut quelques grammes de vers,
Trois cuillères à soupe d’une strophe,
Il faut y verser 30 centilitres d’imagination ;

Puis il faut capturer deux ou trois rêves,
Le chant des oiseaux,
Et le bruit de l’océan,
Pour faire un poème élégant ;

Beaucoup d’émotions,
Et tout ce que l’on ressent,
Bref, pour créer un poème,
Il faut un peu de tout, un peu d’amour, et beaucoup de vous !


***
PIERRES

POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE D’ARGENT
A
LUKAS VAN BEEK,
ELEVE A L’ECOLE SAINT EXUPERY DE BALMA

Pierres qui brillent, pierres qui roulent,
Blanches, rouges, jaunes ou vertes,
Pyrite, malachite, ambre ou ammonite,
Ta collection de pierres précieuses
Me fait penser à toi
Qui dors
Sous une dalle de marbre.

***

PIMPARELA ET L’ACADEMIA
DEUX POESIES EN OCCITAN
AYANT MERITE UNE MEDAILLE D’ARGENT
AUX
ÉLEVES DU LYCEE FRANÇOIS MITTERRAND DE MOISSAC (TARN ET GARONNE)


PIMPARÈLA

Una floreta blanca
Que s’apèla pimparèla
Que nos dona sa petala
Per dire et inventar
L’amor que vendrà.

Pimparèla de la prima ton còr es d’aur
Ton bòrd rosat
Florisses cada jorn
Dins tots los prats
Coma d’anèls blancs e d’aur
Tan t’estimi e l’amor rima.  

PÂQUERETTE

Une petite fleur blanche
Qui s’appelle pâquerette
Qui nous donne ses pétales
Pour dire et inventer
L’amour qui viendra.

Pâquerette du printemps ton cœur est d’or
Ton bord rosé
Tu fleuris chaque jour
Dans tous les prés
Comme des anneaux blanc et or
Je t’aime bien et l’amour rime.

L’ACADEMIA

Al dintre del cèl
Al dintre de la mar
Al dintre de la tèrra
Coma l’aucèl
Podèm cantejar.

Al dintre de la vila
Al dintre de la montanha,
Al dintre del prat
A crear
Podèm contunhar.

Mercés a Clamença
Mercés als Jòcs
La dança la podèm contunhar
Lo poèma lo podèm signar.

Òc, s’apèla Isaura
Coma l’auròra
E Clamença
Coma l’innocença.

Sabèm escriure l’occitan
Amassa,
O parlam plan
Amassa,
Avèm tres flors
En remembrança
A n’aqueles trobadors,
Es çò que’escriu un paure escolan. 

L’ACADÉMIE

Au milieu du ciel
Au milieu de la mer
Au milieu de la terre
Comme l’oiseau
Nous pouvons chantonner.

Au milieu de la ville
Au milieu de la montagne
Au milieu du pré
A créer
Nous pouvons continuer

Grâce à Clémence
Grâce aux Jeux
La danse nous pouvons la poursuivre
Le poème nous pouvons le signer

Oui, elle s’appelle Isaure
Comme l’aurore
Et Clémence
Comme l’innocence.

Nous savons écrire l’occitan
Tous ensemble
Et nous le parlons bien
Tous en ensemble,
Nous avons trois fleurs
En souvenir
De ces troubadours,
Voilà ce qu’écrit un pauvre écolier. 

***

LO POEMA E LA JURADA
POEME EN OCCITAN
AYANT MERITE
L’ATTRIBUTION D’UNE MEDAILLE D’ARGENT
A
LLUIS FERRERES,
ELEVE AU COLLEGE BELLEVUE D’ALBI

Vos vau presentar mon poma
Es un poèma en « a » coma podètz constatar.
Vau ensajar de far aquela tasca.
Mas de la far polida vau ensajar.

Es dur de far la vòstra pena.
Perque vosautres sètz a legir tota la jornada.
Amb vòstre estilòt a la man drecha
A corregir las decas de poesia.

Devètz aver la memòria plena
De poèmas pertot dins la clòsca
I deu pas aver de plaça
Mas, al mens, es en occitan lo meu poèma.

Mon poèma vos farà escanar
Es pas fach per ganhar
Es per trabalhar.

Mas, ai pres gost a escriure de poësia
Abans aviái la canha
Ara ai l’enveja,
E la motivacion de l’acabar.
Ai fisança,
Mon cap s’es alucat
D’un còp tot es arribat
E es aquí que s’acaba. 

LE POEME ET LE JURY

Je vais vous présenter mon poème.
C’est un poème en « a »* comme vous pouvez le constater.
Je vais essayer de respecter cette volonté.
Mais de le faire joliment je vais essayer.

C’est dur de faire votre corvée
Parce que vous autres êtes assis toute la journée
Avec votre stylo dans la main droite
Pour corriger les fautes de rimes.

Vous devez avoir la mémoire pleine
Des poèmes partout dans la tête
Il ne doit plus y avoir de place
Mais, au moins, il est en occitan mon poème.

Mon poème vous fera vous étrangler
Il n’est pas fait pour gagner
Il est fait pour travailler.

Mais, j’ai pris goût à écrire des poèmes
Avant j’avais la flemme
Maintenant j’ai l’envie
Et la motivation pour l’achever.
J’ai confiance
Ma tête s’est illuminée
Tout d’un coup tout est arrivé
Et c’est ici que tout est terminé. 

* Le « a » marque en occitan les finales féminines (prononcées « o », pena, jornada, canha…) et les infinitifs du premier groupe en « -ar » (acabar, trabalhar, ensajar). Dans la traduction, il est remplacé par des « e » en finale, marques du féminin, et des « é », marques du participe passé !

***

INSOMNIAS
POÈME EN OCCITAN
AYANT MERITE
L’ATTRIBUTION D’UNE MEDAILLE D’ARGENT
A
VICTORIA DIEU,
ELEVE AU LYCEE SAINT SERNIN DE TOULOUSE

Dormissi pas mai, segur, somii, òc.
Me tenes, m’embriagas, m’emmascas.
E cada ser, de tu, ausissi tot.
Infinit, mon arma se mèscla ambe tu.

Afasendas mas pensadas, diferentas cada jorn.
Son embrumadas, lassas, n’i a pron !
Ambe tu, aquò s’acabarà jamai
Mon arma copada, oprimida, n’i a pron !

Tòrni veire lo primièr « nautres », tan copadís
Tan cande, es plan luènh uèi.
Sol, invencible, indivisible
Bèl « nautres » que sovent, ailàs, doblidam.

Partiràs, o sabi, o vesi.
Palma contra palma, gauta contra gauta,
Tas mans tremolam al meu tocar, òc, tu !
Tu que daissaràs un voide tan doç.

Es la fin, mas me trevas, al secors
Dins mas insomnias, tan polidas, tan fòrtas
Angèl, drac, Dieu, ta pèl de velós
T’aimi, òc, t’aimarai e per totjorn.

INSOMNIES

Je ne dors plus, c’est vrai, je rêve, oui.
Tu me tiens, tu m’enivres, tu m’ensorcèles.
Et chaque soir, de toi, j’entends tout.
Infini, mon âme se mêle à toi.

Tu occupes mes pensées, différentes chaque jour.
Elles sont obscurcies, fatiguées, ça suffit !
Avec toi, ça ne finira jamais
Mon âme coupée, oppressée, ça suffit !

Je revois le premier « nous », si tranchant
Si pur, il est bien lointain maintenant.
Seul, invincible, indivisible
Joli « nous » que souvent, hélas, nous oublions.

Tu partiras, je le sais, je le vois.
Paume contre paume, joue contre joue,
Tes mains tremblent sous mon toucher, oui, toi !
Toi qui laisseras un vide si doux.

C’est la fin, mais tu me hantes, au secours
Dans mes insomnies, si jolies, si fortes
Ange, démon, Dieu, ta peau de velours
Je t’aime, oui, je t’aimerai et pour toujours
.
***

L’ISTORIA DEL TEATRE
POEME EN OCCITAN
AYANT MERITE
UNE MENTION AVEC INSCRIPTION AU RECUEIL
A
NOEMIE DUCASSE ET THALIE FONTAN,
ELEVES AU LYCEE BELLEVUE D’ALBI

Lo teatre es un grand vièlh
amb força istòrias en el
Aquel vièlh a tot viscul
E de bonür, n’a tant begut

Pòt far rire o plorar
Destrusír o perdonar
Mas ço que es una granda vertat
Es que se crea de pèças de tota beutat

Aquel es fargat per tant de grands autors
Molièra, Shakespeare, Racina e encara los trobadors
Es claufit d’emocions e d’amors
Mas i a tanben de perdons e de plors

Es una polida sorça d’inspiracion
Coma se ditz dins sa definicion
Amb sos bèls projectors
Lo teatre irridia de mila colors

E oì, es aquò le teatre
E luènh d’èsser un malastre
Es un moment de bon passar
Que degun podrià doblidar

L’HISTOIRE DU THEATRE

Le théâtre est un grand ancien
Avec beaucoup d’histoires en lui
Cet ancien a tout vécu
Et de bonheur, il en a bu

Il peut faire rire ou pleurer
Détruire ou pardonner
Mais ce qui est une grande vérité
C’est qu’il se crée des pièces de toute beauté.

Celui est forgé par tant de grands auteurs
Molière, Shakespeare, Racine ou encore les troubadours
Il est fait d’émotions et d’amours
Mais il a aussi des pardons et des pleurs

C’est une jolie source d’inspiration
Comme on dit dans sa définition
Avec ses grands projecteurs
Le théâtre irradie de mille couleurs

Et oui, c’est cela le théâtre
Et loin d’être un mauvais sort
C’est un bon moment à passer
Que personne pourrait oublier.