Prix des Jeunes poètes

Catégorie des 16-26 ans


LE FOU
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
DU PRIX DES JEUNES POETES
A
THEOPHILE DELVOLVE
ELEVE AU LYCEE STANISLAS A PARIS


Le manège tourne et les enfants s'amusent
Et un homme-grelot joue de la cornemuse.

Je suis le clown doré, le saltimbanque heureux,
1’artiste qui fait rire aux éclats les carreaux,
Je suis le Fou, la Joie, le souffleur de cristaux,
Qui trouve le bonheur dans vos sanglots hideux.

Mais mon masque n'est pas de ceux qui cachent l'ombre.
Je suis mon personnage et mon rôle me suit.
Mon cœur est un sourire éclairant la nuit sombre,
Et je danse à jamais pour esquiver l'ennui.

Un rayon de lumière, une ténèbre immense,
Sont ma vie dans l'arène au milieu des lions.
J'entends leurs cris de joie quand j'arrive en silence.
Et je m'avance seul. Mais ils sont des millions,
Toujours prêt à bondir à la moindre incartade
Sur le cancre innocent oublié sur l'estrade.

Mais le beau carrousel de la vie et du temps
Tourne éternellement. Et ceux qui sont montés
À bord du long voyage, étonnants pénitents,
Ne peuvent plus descendre avant la sainteté.

Je suis Fou de vouloir un beau jour l'entrevoir,
Poser ma main noircie sur sa blancheur extrême,
Et voir enfin mon cœur, d'argent, d'or et d'ivoire,
Communier à l'Amour après un long carême.

Assis sur le ciel bleu, je rêve de nuages,
Pour que tombe la pluie sur mon pauvre visage,
Que mon triste soupir expire en souvenir,
Et qu'un nouveau sourire éclaire l'avenir.

Le manège tourne et les enfants s'amusent
Et un homme-grelot joue de la cornemuse.


***

AU JARDIN DU LUXEMBOURG
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
ANGELIQUE PROVOST
DE SAINT-MAUR-DES-FOSSES, DANS LE VAL-DE-MARNE



(Acrostiche)
Ce matin, à vos pieds je dépose, Clémence
Le tribut précieux d'une enfant de Toulouse
Exilée comme vous dans Paris la jalouse,
Mirant le ciel de mai dans la fontaine immense.

Entre les arbres longs d'un grand jardin de France
Ne trouve-t-on jamais le repos de l'épouse ?
Celui qu'une autre reine, au delà des pelouses
Érigea en palais, sous votre bienveillance ?

Isaure, belle Isaure, c'est ta chevelure
Sur les murs du Sénat, ce reflet d'auréole,
Avare d'un soleil posé en dentelure.

Un peu loin des ombrages de ton Capitole,
Regarde ici fleurir tes lauriers et tes lys
Et dis moi si vraiment Paris n'est qu'un supplice ?

***

LES DEUX OLIVIERS
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
ANGELIQUE PROVOST
DE SAINT-MAUR-DES-FOSSES, DANS LE VAL-DE-MARNE



Sous un ciel de Toscane on vit fleurir un jour
Deux jeunes oliviers sur un petit vallon.
L'endroit avait un air de céleste séjour,
Si bien qu'on y pourrait rencontrer Apollon.

Tandis que chaque jour leur donnait un peu d'âge
L'un d'eux fut éloigné d'à peine quelques ares
Pour poser ses pénates au creux d'une cage
Une grand palais de verre sans or ni brocart.

Son jeune tronc fébrile aussitôt fut noué
Au tuteur aussi large qu'un mât de navire.
Tandis que le premier, le feuillage enjoué,
S'agitait, libre aux vents et aux mille plaisirs.

Le sablier coula sur les rives du temps
Emportant la jeunesse des deux oliviers.
Le premier, franc et droit, se dressait en titan ;
Le second sous le poids de la vie se ployait.

Ami quand ta jeunesse envie la liberté,
Supporte ton tuteur et ton mât de navire,
Aime la même un peu, la tendre autorité,
Qui forge corps et âme aux plus grands avenirs.

***

LE FANTÔME
SONNET
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
LEO PORFILIO
ETUDIANT A LA FACULTE DE MEDECINE
LYON SUD CHARLES MERIEUX



Les yeux cristallisés dans le bois du plafond,
Je regarde, sans voir, les étoiles descendre,
La voûte de ferraille et la lune de cendre,
Dans la chute sans fin d'un abîme sans fond.

Les souvenirs glacés que le vide confond
Sédimentent dans l'air et viennent se répandre
Sur un fleuve enfumé dont le moindre méandre
Incorpore à mes jours un tourment plus profond.

II ne vient plus d'éclairs au ciel bleu de ma chambre,
Mais parfois, ton fantôme au regard mêlé d'ambre
Revient d'entre les morts pour me dire un sonnet.

Sur mon front pâle alors, Dieu craque une allumette
Pour qu'en mon esprit noir il passe une comète,
Claire comme tes yeux quand ils m'illuminaient.

***

L’ORANGER
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
BASTIEN LHEZ
ETUDIANT A L’UNIVERSITE TOULOUSE-II-JEAN JAURES



Mon corps est un toit de Dordogne
Qui sous la lauze de mon âme
Loge mortes et blanches dames
Valsant comme danse un ivrogne.

Je vois mes combles obscurcis
Comme à l'aurore d'un grand drame
Et que consolent l'hologramme
De mes peines inassouvies.

Un arbre feuillu mais sans fruit
Pousse dans ce grenier étrange.
Ses racines percent la fange
D'un plancher vermoulu et fuit

Voyez ma charpente érigée
En catafalque épouvantable
Accumule cris lamentables
Auréolant un oranger.

Arbre désireux de lumière,
Et de chaleur et de midi.
Mais sous mon toit sonne minuit,
Et la neige l'a recouvert.


Catégorie de moins de 16 ans


EN SORTANT DE L’ECOLE
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
DU PRIX DES JEUNES POETES
A
LEA LARDIES
ELEVE AU COLLEGE JEAN-ROSTAND DE BALMA




En sortant de l'école, j'ai rencontré
Un chat qui chantait,
Et il m'a raconté,
Sa vie de chat perché,
Avec les chiens qui aboyaient,
Il m'a raconté qu'il rêvait d'être poissonnier,
Et s'est en allé,
Et j'ai continué mon trajet,
J'ai rencontré un escargot qui faisait une course,
L'hiver courait,
Car le printemps essayait de le chasser à coups de balai,
Étonnée, je me suis arrêtée,
Et j'ai regardé autour de moi,
L'eau dans la rue ondoyait,
Un chien promenait un humain,
Alors j'ai commencé à courir,
Arrivant chez moi,
J'ai sorti ma clé,
Je suis rentrée,
J'ai soufflé,
Et je me suis reposée,
Pensant "Quel monde de fous !".

***

OUVREZ-MOI LA PORTE
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE VERMEIL
A
GAËL LE PAGE
ELEVE AU COLLEGE TOULOUSE-LAUTREC A TOULOUSE



Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant
Depuis tant de jours que je marche rapidement
J'ai les pieds blessés et les mains en sang

J'ai fui mon pays à cause de la guerre
Toute ma famille est restée là-bas dans la misère

Mais loin des miens je ne veux pas vivre
Je suis parti pour être libre
Mais pour les aider, j'ai dû tout abandonner

Je cherche un travail car je ne veux pas ni mendier ni voler

Je dois vivre caché toute la journée
Depuis que j'ai quitté ma maison

La nuit, je dors dans les buissons
Je ne suis ni un bandit ni un assassin

Je veux juste boire de l'eau et manger un peu de pain
Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant
Il fait froid dehors et j'ai faim
J'ai faim et j'ai froid au cœur

Après avoir vécu tant de malheurs
À tant de portes j'ai frappé
J'ai entendu des pas claquer

Et la porte est restée toujours fermée
Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant

Je ne vais pas vivre chez vous
Je suis fatigué et j'ai mal partout
Je ne veux pas vous déranger
Juste un endroit pour me reposer

Si je peux en échange vous aider
Je veux bien faire les corvées
Pour gagner un peu de chaleur
Et me nourrir sans avoir peur

Ouvrez-moi la porte de l'espérance

***

EN SORTANT DE L’ECOLE
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE D’ARGENT
A
ÉLISA SCHÜTZ
ELEVE AU COLLEGE JEAN-ROSTAND DE BALMA



En sortant de l'école, j'ai rencontré
Une rivière qui courait en Asie
Courait avec ses grosses bottes couvertes de galets colorés
Sur la rivière j'ai trouvé un bateau qui riait
Riait malgré l'averse qui voulait le blesser
Partant en Afrique j'ai surpris
Un orage qui chantait dans son lit
Et les nuages captivés
Tapaient dans leurs mains pour l'encourager
Arrivé en Europe
J'ai heurté le mois de novembre qui dansait
Avec ses arbres aux feuilles jaunes et orange
Qui formaient un ballet
Et la route a continué à avancer
Mais l'Amérique ne nous a pas laissés passer
Alors je suis partie en Océanie qui m'a bien accueillie
Souriant de ses belles dents
Ses palmiers et son soleil doré
Et la route qui ne voulait pas s'en aller
M'a offert une licorne pour m'en retourner
Retourner dans ma maison
Qui m'attendait pour le dîner.

***

LES CHATS
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE D’ARGENT
A
MATHIS MARTINEZ
ELEVE AU COLLEGE JEAN-ROSTAND DE BALMA



Je te promets qu'il n'y aura pas de chat-grain
Il y aura des chat-mal-eaux et des chat-mots
Il y aura aussi plein de chat-thons chat-thyms
Qui seront bien sous le chat-pie-tôt du chat-tôt

Je te promets qu'il y aura des chat-teignes
Et plein de chat-thé-niais mais aucune chat-rogne
Il y aura des chat-tes et des chat-te-lins
Mais je te promets qu'il n'y aura pas chat-grain

***

LA NUIT
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE D’ARGENT
A
LOÏC PELLIET
ELEVE AU COLLEGE SAINT-NICOLAS A TOULOUSE



Quand, au crépuscule, avec le soleil, le soir tombe
La lumière décline, l’ombre domine en secret
Je m’y sens bien, je m’y sens chez moi, je m’y plais
Dans ce royaume silencieux et sombre

Je sors, me promène dans les rues de ce monde
Goûte à ce calme et cette paix retrouvés
Loin du bruit, la politique, la foule, la société
J’aime ce lieu comme il m’accueille et me comble

C’est ma cachette, mon refuge, ma maison
Je m’y calme, m’y console, m’y réjouis
Il est tout pour moi, je suis tout pour lui

Mais, quand vient le jour, il disparaît sans raison
Me laissant seul et désemparé dans la vie
Alors, j’attends son retour, le retour de la nuit.

***

EN SORTANT DE L’ECOLE
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE BRONZE
A
ANTOINE BELTRAN
ELEVE AU COLLEGE JEAN-ROSTAND DE BALMA



En sortant de l'école
Nous avons rencontré
Un fil de fer
Étiré dans l'atmosphère.
Nous l'avons attrapé,
Nous nous y sommes accrochés
Émerveillés par ce qui se déroulait sous nos pieds.
La mer s'y étendait,
Des poissons dorés
Y nageaient par milliers.
Après avoir plongé,
Nous nous y sommes accrochés
Jusqu'à dériver.
Puis nous sommes remontés
Vers la terre
Où notre fil de fer
Nous ramena à travers l'atmosphère
À dos de dromadaire
Sur nos terres.

***

LIBERTE ETERNELLE
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE BRONZE
A
LOUNA TOSI-CARBONELL
ELEVE AU COLLEGE DU GIRBET A SAVERDUN, DANS L’ARIEGE



Elle vit, elle va.
Un peu comme elle veut.
Un peu comme elle peut.
Elle se fraye un chemin,
Dans les rochers, les forêts.

Puis le soleil l'attire,
Elle vole, vers le ciel.
Peu après elle retombe,
Goutte par goutte,
Elle nourrit les terres.

Elle abreuve les hommes.
Que peut-on faire sans elle ?
Elle est omniprésente,
Rien ne peut naître ni vivre.
Nul ne peut la contredire.

***

BLASON DES LEVRES
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE BRONZE
A
CELIA PUECH ET LUCIE COQUE
ÉLEVES AU COLLEGE LUCIE-AUBRAC DE RIEUPEYROUX,
DANS L’AVEYRON





Lèvres, lys blanc d’argent et de coton
Lèvres, rose de douceur, papillon
Volant dans l’aurore aux mille couleurs.
Vague dorée dans la lueur du soir,
J’ose t’approcher quand la nuit est noire.

Ce besoin au fond de moi me torture,
Celui de te sentir, de t’enlacer.
Tentation délicieuse, je t’endure,
Ô feu, tu me brûles tout entier.
Et si près de toi, ô feu, je m’allume,
Sur tes lèvres gelées, je me consume.

***

QUE JE T’AIME
POEME
AYANT MERITE L’ATTRIBUTION
D’UNE MEDAILLE DE BRONZE
A
MAEVA GONZALES
ELEVE AU COLLEGE VAUQUELIN A TOULOUSE



Tu me manques souvent
Toi que j'aimais tant
La douceur de tes baisers
Je ne l’ai jamais oubliée.

Le parfum de ton cou
Aussi doux qu'un doudou
Tes précieuses gourmandises
Pour que je ne fasse de bêtises.

Ton rire qui résonne
Et qui parfois étonne
Ton air triste quand tu es en colère
Qui souvent me faisait taire.

A présent je le sais
Dans mes rêves tu apparais
Maman que j'aimais pour toujours
Reçois tout mon amour.

***

DOÇA PIRANIA
UNA POËSIA EN OCCITAN DE LENGADOC
QU’AMERITET UNA MEDALHA D’ARGENT
ALS ESCOLANS DEL COLLEGI FRAGONARD
DE NEGRAPELISSA (TARN-E-GARONA)



Tos uèlhs semblarián un papagai
Ta boca, un sentiment novèl
Tos pels mirarián lo cèl
E ton polit còs dins mon miralh…

Ta rauba mirgalhada d’estelas
Tos braces fins coma d’aussents
Ta cambas liuras fins a la fin dels tempses
E tas istòrias, immortalas…

Illuminariás ma vida
Somiariái totjorn a tu
E sonque a tu
Ma doça, ma polida…

Ara, siás pas mai aicí
Ton perfum, ta votz, ton biais de pensar
Lo bruch de pos pès, ton biais de pensar,
Tot aquò me manca, una polida ameríndia…

DOUCE PIRANHA

Tes yeux ressembleraient à un perroquet
Ta bouche, un sentiment nouveau
Tes cheveux mireraient le soleil
Et ton petit corps dans le miroir…

Ta robe parsemée d’étoiles
Tes bras fins comme des absinthes
Tes jambes libres jusqu’à la fin des temps
Et tes histoires, immortelles…

Tu illuminerais ma vie
Je rêverais toujours de toi
Et de toi seule
Ma douce, ma jolie…

Maintenant, tu n’es plus ici
Ton parfum, ta voix, ta manière de penser
Le bruit de tes pieds, ta manière de penser
Tout cela me manque, une jolie amérindienne…

***

LAS SASONS
TRES POEMAS EN OCCITAN DE LENGADOC
QU’AMERITERON UNA MEDALHA D’ARGENT
ALS ESCOLANS DEL LICEU LAS CASAS DE LAVAUR (TARN)



Las sasons I
Tot comença a la prima
Un jorn de pluèja
Se son vistes
Se son agradats

Puèi contunha l’estiu
Un jorn de solelh
Se son trobats
Se son estimats

Quand la devalada es arribada
E que lof reg s’es installat
Se son parlat
Se son aimats

Aital quand l’ivèrn es arribat
Se son quitats
Las sasons son de sentiments
Que fan passar lo temps

Adèle Puyo

Las sasons II
Las èrsas s’encalan sus lo fin sable doç
Los dròlles bastisson un bèl e grand castèl
Los crancs sortisson per aquel temps deliciós
L’estiu fa lusir lo solelh.

Vau pel bòsc culhir amoras e campairòls
Las fuèlhas tomban, totes los arbres son nus
Los rainals percaçan los pichons esquiròls
L’auton es ros coma Venús.

Lo temps passa viste, lo freg ven d’arribar
Las familhas jòjan dins la nèu en risent
D’unes animals s’amagan per ivèrnar
L’ivèrn s’installa doçament.

Mas la sason qu’estimi mai es la prima
Ambe son fresc rosal e sos cerièrs en flor
Los aucèls estiflan lor cançon sublima
E lo monde s’emplena de colors.

Emmà Candelon

La davalada
Amagada darrièr l’arbre morent
Una fuèlha mòrta vòla al grat del vent
Dançarèla e d’una color iranjat
La color que la davalada li a balhat.

Aquestas fuèlhas dauradas
Envasisson las montanhas e los rius
Carrejadas per de brisas glaçadas
Nos fan somiar a l’estiu.

La bèstias bevon al riu glaçat
Lo riu que lisa ambe lo vent
Carreja fuèlhas e patiments
Lo riu gelat, lo vent glaçat.

Emmà Boll

LES SAISONS


Les saisons I
Tout commence avec le printemps
Un jour de pluie
Il se sont vus
Ils se sont plu.

Puis vient l’été
Un jour de soleil
Ils se sont trouvés
Ils se sont appréciés.

Quand l’automne est arrivé
Et que le froid s’est installé
Ils se sont parlé
Ils se sont aimés.

Ainsi quand l’hiver est arrivé
Ils se sont quittés
Les saisons sont des sentiments
Qui font passer le temps.

Adèle Puyo


Les saisons II
Les vagues s’échouent sur le fin sable doux
Les enfants bâtissent un beau et grand château
Les crabes sortent par ce temps délicieux
L’été fait luire le soleil.

Je vais dans le bois cueillir mûres et champignons
Les feuilles tombent, tous les arbres sont nus,
Les renards poursuivent les petits écureuils
L’automne est roux comme Vénus.

Le temps passe vite, le froid vient d’arriver
Les familles jouent dans la neige en riant
Quelques animaux se cachent pour hiverner
L’hiver s’installe doucement.

Mais la saison que je préfère c’est le printemps
Avec sa fraîche rosée et ses cerisiers en fleurs
Les oiseaux sifflent leur chansons sublime
Et le monde se remplit de couleurs.

Emma Candelon

L’automne
Cachée derrière l’arbre qui se meurt
Une feuille morte vole au gré du vent
Comme une danseuse et de couleur orangée
La couleur que l’automne lui a donnée.

Ces feuilles dorées
Envahissent les montagnes et les ruisseaux
Transportées par des brises glacées
Elles nous font songer à l’été.

Les animaux boivent au ruisseau glacé
Le ruisseau qui glisse avec le vent
Il transporte des feuilles et des souffrances
Le ruisseau gelé, le vent glacé.

Emma Boll

***

L’ESTELA QUE S’AMAGA DINS LAS NIVOLS
LO GAT NEGRE
DOS POEMAS EN OCCITAN DE LENGADOC
QU’AMERITERON UNA MEDALHA DE BRONZE
ALS ESCOLANS DEL COLLEGI PEIRE-BAILE DE PAMIAS (ARIEJA)



L’estèla que s’amaga dins las nivols

Un unicòrn tròba una estèla mòrta
L’amassa al calabrun
Tòca e s’envòla fins als solelh
L’estèla vòl jogar a s’amagar amb un unicòrn
L’estèla s’amaga dins las nivols
Un unicòrn la cèrca eternalament !

Angèl Scandolera


Lo gat negre

Lo gat aima caçar los peisses
Fa lo caluc
Al calabrun roge
Bada las estèlas e pensa a sa familha qu’es luènh
Dormís cada ser de l’annada dins una cabana sus la plaja
Se fa de novèls amics
E ara es pas mai triste

Thomas Font 


L’ETOILE QUI SE CACHE DANS LES NUAGES
LE CHAT NOIR


L’étoile qui se cache dans les nuages

Une licorne trouva une étoile morte
Elle la ramasse au coucher du soleil
La touche et s’envole jusqu’au soleil
L’étoile veut jouer à cache-cache avec une licorne.
L’étoile se cache dans les nuages
Et la licorne la cherche éternellement.

Angel Scandolera


Le chat noir

Le chat aime chasser les poissons
Il fait le beau
Au coucher du soleil rouge
Il contemple les étoiles et pense à sa famille qui est loin
Il dort chaque soir de l’année dans une cabane sur la plage
Il se fait de nouveaux amis
Et maintenant, il n’est plus triste.

Thomas Font 

***

POESIA
UN POEMA EN OCCITAN DE LENGADOC
QU’AMERITET UNA MEDALHA DE NRONZE
ALS ESCOLANS DEL COLLEGI JOAN-ROSTAND
DE BALMA (NAUTA-GARONA)




Nos disètz totjorn qu’avèm pas
D’imaginacion mas
Se n’avèm pas
Es belèu perque fasèm pas
De poesia amassa

Sus la rasa del camin
I a una flor
Menjada per un caval

Aiga, aiga que camina
Camina cap a la mar
Òc, la mar
Mar, mar que camina
Camina cap al sable
Òc, lo sable
Sable, sable que camina
Camina cap a la poesia
Oc la poesia
Poesia, poesia que camina
Camina cap a l’imaginacion del poèta
Òc, del poèta
Poèta, poèta qu’escriba aquela poesia !

Magalona Malotaux


POESIE

Vous nous dites que nous n’avons pas
D’imagination mais
Si nous n’en avons pas
C’est peut-être parce que nous ne faisons pas
De la poésie tous ensemble

Sur le bord du chemin
Il y a une fleur
Mangée par un cheval

Eau, eau qui marche
Marche vers la mer
Oui, la mer
Mer, mer qui marche
Marche jusqu’au sable
Oui, le sable
Sable, sable qui marche
Marche vers la poésie
Oui, la poésie
Poésie, poésie qui marche
Marche jusqu’à l’imagination du poète
Oui, du poète
Poète, poète pour qu’il écrive cette poésie !

Magalonne Malotaux

 ***

LO LIBRE
POESIA EN OCCITAN DE LENGADOC
QU’AMERITET UNA MENCION
ALS ESCOLANS DEL COLLEGI BELLEVUE D’ALBI (TARN)


Lo libre es una causa que se dobrís
Que se legís per ésser apreciat
Que se finís per ésser somiat
Lo libre es apetissadís.

Lo libre parla d’el
De son istòria
De sa glòria
Lo libre parla d’el.

Lo libre fa viatjar
Dins monde desconegut
Explorat per ésser viscut
Lo libre fa caminar.

Lo libre es un bèl paradís
Es escrich pel autor
Es legit pel lector
Lo libre es lo melhor dels camins.

LE LIVRE

Le livre est une chose qui s’ouvre
Qui se lit pour être apprécié
Qui se finit pour être source de rêves
Le livre est appétissant.

Le livre parle de lui
De son histoire
De sa gloire
Le libre parle de lui.

Le livre fait voyager
Dans un monde inconnu
Exploré pour être vécu
Le livre fait marcher.

Le livre est un beau paradis
Il est écrit par l’auteur
Il est lu par le lecteur
Le livre est le meilleur des chemins.